Chronique | Le Clan des Otori, Livre 1 de Lian Hearn

Dans sa forteresse d’Inuyama, le seigneur Iida Sadamu est protégé par le fameux « parquet du rossignol » qui conduit à sa chambre. Construit avec un art consommé, ce parquet chante dès qu’on l’effleure. Aucun assassin ne peut le franchir sans qu’Iida l’entende…

Au XIVe siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit au sein d’une communauté paisible qui condamne la violence. Mais celle-ci est massacrée par les hommes d’Iida, chef du clan des Tohan. Takeo, sauvé par sire Shigeru, du clan des Otori, se trouve plongé au cœur de luttes sanglantes entre les seigneurs de la guerre.
Il doit suivre son destin. Mais qui est-il ? Paysan, seigneur ou assassin ? D’où tient-il ses dons prodigieux ? Lorsqu’il rencontre la belle Kaede, un amour fou naît entre les deux jeunes gens : devra-t-il choisir entre cet amour, sa dévotion à sire Shigeru et son désir de vengeance ?
Sa quête le mènera jusqu’à la forteresse d’Inuyama, lorsqu’il marchera sur le « parquet du rossignol ». Cette nuit là, le rossignol chantera-t-il ?
Un roman envoûtant, porté par un style limpide et élégant, qui possède à la fois une force dramatique intense et une merveilleuse subtilité poétique.

J’ai trouvé ce livre dans les étagères d’une librairie d’occasion. Lorsque j’ai lu la quatrième de couverture j’ai complètement été séduite. Les quelques phrases m’ont fait rêver et m’ont donné envie de le lire même si les romans de ce genre – à savoir aventure épique – ne sont pas mon style. Alors je me suis dit pourquoi pas commencer et découvrir quelque chose de nouveau ?

Et bien je n’ai pas du tout été déçue. Durant les premières pages, Takeo nous raconte sa vie avant le massacre des Tohan. Dès le début du roman, le décor est planté et il n’y a pas une centaine de pages avant que l’action ne débute. On est pleinement plongé dans l’intrigue. Que va-t-il se passer pour Takeo ? Pourquoi sire Shigeru l’a-t-il sauvé ? Autant de questions qui donnent envie de poursuivre la lecture.

Le moment le plus intéressant est le meurtre d’Iida et le « parquet du rossignol ». On attend ce moment avec impatience car tout au long du roman, on nourrit une haine pour ce tyran et ses hommes. L’intrigue est pleine de rebondissements, de suspense et d’action. Mais seul point noir pour moi : la description des châteaux. Il y a beaucoup de termes pour décrire cet édifice et je ne m’y connais pas du tout. J’ai donc eu beaucoup de difficultés à visualiser.

Au fil des pages, on découvre les différents personnages : on s’attache au sire Shigeru, serein et puissant, on déteste sire Iida, tyran et cruel. On s’attache également à des personnages secondaires tels que Shizuka, la servante de Kaede. Même si cette dernière fait partie des personnages principaux, on l’oublie un peu. Pour ma part, j’ai eu un peu de mal à m’attacher à son personnage quoique sensible. Je l’ai trouvée ennuyeuse et molle par moments. Quant à Takeo, je l’ai trouvé très intéressant grâce à ses dons extraordinaires mais aussi par ses principes comme la loyauté, l’honneur… Aussi, pour ce qui est de l’amour entre Kaede et lui, j’ai eu beaucoup de mal à y croire. Cela vient sûrement du fait qu’ils sont tombés amoureux au premier regard. La romance n’est pas crédible et trop rapide. Ils n’ont pas passé beaucoup de temps ensemble mais malgré cela, sont épris l’un de l’autre. J’aurais voulu partager des moments de bonheur avec eux, j’aurais voulu qu’ils me fassent rêver. Peut-être est-ce le but de l’auteur, donner un ton tragique et triste à leur histoire. Mais je n’ai pas accroché.

Le principal élément qui m’a fait aimer ce roman est le style de Lian Hearn auquel j’ai immédiatement accroché. Son écriture est poétique, merveilleuse et nous transporte. Grâce à sa plume on découvre un univers japonais peuplé d’images d’une beauté et d’une sérénité sans équivalent.

En clair, j’ai adoré ce roman surtout par le style d’écriture de Lian Hearn mais par l’aventure épique de Takeo. Quel sera son destin ? J’ai lu ce premier livre avec passion et je compte bien sûr continuer avec le second tome.

Il s’agit d’un roman destiné aussi bien à la jeunesse qu’aux adultes. Je le recommande chaudement !

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